Cette dernière initiative s'inscrit dans le cadre de la coordination internationale croissante autour de la fiscalité des cryptomonnaies, des obligations de déclaration et de la transparence des actifs numériques.
La France se prépare à commencer l'échange automatique d'informations sur les transactions crypto avec les autorités fiscales partenaires en 2027 dans le cadre du Crypto-Asset Reporting Framework de l'OECD.
Un rapport annuel du gouvernement annexé au projet de loi de finances 2026 de la France expose la participation du pays au cadre international. Le document n'introduit pas de nouvelle loi et ne représente pas une proposition législative nouvellement avancée.
Selon le rapport, 52 juridictions, dont la France, avaient signé l'accord multilatéral soutenant le CARF au 30 septembre 2025. Les premiers échanges porteront sur les informations collectées pour la période de déclaration 2026 et auront lieu au cours de 2027.
Le CARF exige que les prestataires de services d'actifs crypto déclarants collectent des informations d'identification, notamment les noms, adresses, numéros d'identification fiscale et juridictions de résidence des utilisateurs. Les autorités fiscales recevront également des informations sur les transactions déclarables, y compris les valeurs agrégées organisées par actif crypto et par type de transaction.
La France met en œuvre les exigences connexes au sein de l'European Union par le biais de DAC8, qui est basé sur la norme de l'OECD. DAC8 a commencé à s'appliquer le 1 janvier 2026, exigeant des prestataires qu'ils collectent des informations sur les transactions déclarables impliquant des résidents de l'EU.
Les prestataires doivent soumettre les informations pour la première année de déclaration au cours de 2027, les échanges entre les autorités fiscales de l'EU étant prévus pour le 30 septembre. La date représente donc l'échéance pour les premiers échanges plutôt que le début de l'application de DAC8.





